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À PARAÎTRE

— Ana Samardžija Scrivener, Terrorisme esthétique. Une lecture politique du tableau synoptique surréaliste avec Germaine Berton, novembre 2022.

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Dans le premier numéro de La Révolution surréaliste, paru le 1er décembre 1924, fut publié un montage de portraits photographiques construisant un « tableau synoptique », selon une configuration aujourd’hui familièrement désignée par le vocable « trombinoscope ». Au centre de ce montage, parmi 28 visages masculins de personnalités surréalistes ou comptant particulièrement pour le mouvement, se trouve, plus grande, la photographie d’une femme : Germaine Berton. En 1923, cette militante anarchiste défraya la chronique en assassinant Marius Plateau, une figure des milieux monarchistes et nationalistes.
Ana Samardžija Scrivener revient sur la réception de ce crime politique par les surréalistes, qui apportèrent un soutien inconditionnel à Germaine Berton, et par les anarchistes eux-mêmes, dont la position fut plus ambivalente. Analysant les divergences entre surréalistes et anarchistes, en particulier autour de la question du suicide, puis revenant sur les diverses lectures qui ont été faites jusqu’à aujourd’hui du tableau synoptique avec Germaine Berton, ce livre en critique les interprétations purement cultuelles ou esthétisantes, afin de restituer la dimension politique de l’expérience surréaliste et l’antagonisme social et politique violent des années qui l’ont vu naître.

— Julia Ramírez Blanco, La Ciudad del Sol. Le Mouvement 15M entre formes et performances, novembre 2022.

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En mai 2011, une nouvelle forme de protestation émergea lorsqu’une foule envahit la Puerta del Sol à Madrid, important en Europe une forme d’action directement issue des Printemps arabes. L’Acampadasol installait une ville entière à l’intérieur d’une autre, avec ses postes de soins, son potager et son comité artistique.
Ce livre revient sur cet épisode en s’attachant aux dimensions esthétiques et utopiques des formes d’activisme communautaire dont il résulte, montrant comment les rêves d’une société différente peuvent se manifester sous une forme physique, dans des contextes de confrontation politique. Parfois, les formes artistiques fournissent alors le langage pour exprimer le désir de changement collectif, la possibilité d’utiliser d’autres voies et moyens pour relever le défi de vivre ensemble et d’habiter un espace commun.

— Sara Alonso Gómez et Julie Martin, (Contre-)visualités, novembre 2022.

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Ce livre propose une réflexion sur certaines des tactiques mises en œuvre par des artistes pour produire des interruptions et des surgissements dans le champ du visible, en lien avec les nouveaux moyens de production des images. De nombreux artistes ripostent en effet à l’occultation des phénomènes tels que la surveillance, les mécanismes de pouvoir, les flux économiques, etc. Surtout, ils s’interrogent sur les nouvelles modalités du visible et sur ce que celles-ci sont à même de produire : ils livrent les éléments de leur enquête, souvent sous forme d’enregistrements photographiques ou vidéographiques, comme autant de preuves attestant leurs propos, tout en assumant les dimensions circonstanciées, temporaires, négociées de ces représentations pour mieux s’opposer à la stabilité et aux certitudes des discours autoritaires.
DÉJÀ PARU

— Fo[…]nd vo[…]x (Julie Saclier et Benoit Sanfourche), Agenda moyen, 2021, 390 pages, 19,5 × 13,9 cm, Conception graphique : Ninon Lemonnier, 12 €

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Des choses à faire qui se trouvent au milieu. Qui se trouve au milieu des choses à faire.
Fruit d’une pratique de notation photographique ainsi que d’une réflexion sur le temps, le travail et le quotidien, Agenda Moyen est une invitation à se donner les moyens de reprendre la main sur l’emploi de son temps. Un art moyen de collections ouvertes sur d’autres façons d’envisager le quotidien. Un agenda pour 2022.

— Mouloud Akkouche, Bord de lignes, 2019, 40 pages, 22 × 17 cm, conception graphique : Rovo, 5 €

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Bord de lignes est le récit croisé du quotidien de trois personnages, dont les vies laissent deviner l’identité composite d’un quartier en pleine transformation urbaine et sociale. Toute ressemblance avec des personnes ou des lieux existants serait tout à fait souhaitée.

— Éric Watier, Travaux discrets, 2006-2015, édité à l’occasion de l’exposition “Second œuvre” à Préface, Toulouse, 2015, bloc A5, 24 pages, 5 €

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Le travail d’Éric Watier prend des formes simples et factuelles, qui mettent à jour les ressources et le potentiel de l’ordinaire : inventaires, listes, images trouvées, souvent diffusées sous forme imprimée ou sur le web. Les Travaux discrets sont des énoncés ouverts, autant de sculptures potentielles à réaliser physiquement ou mentalement. Réunis dans un bloc, ils forment un livre à lire, activer et disséminer.